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  Dernière journée en France
11/05/07

Des Inuits à Paris


 


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A la Une : Dernière journée en France

De retour de Savoie cette dernière journée à Paris
est consacrée à la flânerie et à faire quelques courses. Pour la première fois
depuis leur arrivée les jeunes peuvent faire la grasse matinée; ce qui leur
permet de reprendre des forces avant le long voyage qui les attend. Ce voyage se
passera en deux temps : un premier vol jusqu’à Montréal, puis, après une nuit à
l’hôtel, un deuxième vol jusqu’au village, en tout près de 10000 km. Mais, pour
l’heure, on prend le temps de manger au restaurant, de se promener, de
s’imprégner de l’atmosphère de Paris, de regarder une dernière fois les lieux
qu’on aime pour qu’ils restent à jamais gravés dans son esprit.

Pendant ce voyage on a fait le plein de souvenirs,
cette dernière journée est un peu la journée des adieux à la France.


___________
Article signé par l'équipe Parcours le Monde
... Posez vos questions à nos reporters ...
Le coup de coeur du jour

Un jour,
un Pétrel - ce grand oiseau des mers - voulut se marier avec une femme.

Comme il
était un grand chaman - un grand sorcier - il prit une apparence humaine, se
faisant aussi beau que possible, et pour cacher ses vilains yeux de pétrel, il
mit des lunettes en dent de morse.

Ainsi
transformé, il se rend chez les hommes avec son kayak, et là, il réussit à
prendre une femme, qu’il ramene chez lui.

Mais
lorqu’il arrive sur son île, ses lunettes en dent de morse tombent sur le sol.

- Un
pétrel ! crie la femme, j’ai vu tes yeux de pétrel ! Tu m’as trompé !

Pour toute
réponse, le Pétrel se moqua d’elle :

- Ah ah
ah ! Tu as vu mes yeux ! Ah Ah ah, j’ai bien su te tromper ! Mais maintenant tu
es ma femme, on n’y peut rien changer !

Et la vie
continua, la femme était bien malheureuse avec son mari.

Un jour,
alors que le Pétrel s’était absenté à la chasse, un bateau s’approche de l’île.
C’est la famille de la jeune femme qui vient lui rendre visite. Lorsqu’ils
apprennent son histoire, le père décide de ramener sa fille avec eux.

A son
retour de la chasse, le pétrel est désespéré quand il s’aperçoit de la
disparition de sa femme.

Comme il
soupçonne un enlèvement, il s’élève dans les airs à la recherche de la fugitive,
et lorsqu’il voit le bateau qui s’éloigne, le pétrel se met à agiter ses ailes
avec tant de force que leurs battements provoquent un vent terrible sur la mer.
Le Pétrel se mit à crier :

-
Rendez-moi ma femme !

Le père
alors cache sa fille sous une peau, et tous rament de plus en plus vite.

Le pétrel
la-haut, accélère encore ses battements d’ailes, la tempête éclate, le vent et
les vagues deviennent si forts que le bateau est sur le point de chavirer.

-
Rendez-moi ma femme ! crie à nouveau le pétrel.

Mais le
père ne veut rien savoir.

Le Pétrel,
oiseau des tempêtes, bat des ailes de plus belle, le bateau prend l’eau, les
vagues vont l’engloutir !

Voyant
qu’à cause de la jeune femme ils vont tous périr, le père alors prend sa fille,
et la jette par dessus bord !

Mais
alors, la fille s’agrippe au rebord du bateau, le pétrel agite ses ailes, la
tempête rugit de plus belle, le père pour faire lâcher prise à sa fille, prend
son couteau et d’un coup sec lui coupe les premières phallanges de ses doigts.

Mais alors
il se passe une chose incroyable : dès qu’ils touchent la surface de l’eau, les
morceaux de doigts se transforment en phoques innombrables, qui tournent autour
du bateau, puis plongent dans l’océan.

Mais
la femme s’agrippe à nouveau au rebord du bateau avec ce qui lui reste de
doigts, le pétrel agite toujours ses ailes, la tempête rugit de plus belle, le
bateau va s’engoutir sous une vague, alors le père pour faire lâcher prise à sa
fille, reprend son couteau et d’un coup sec lui coupe les deuxièmes phallanges
de ses doigts !

Et à
nouveau, dès qu’ils touchent la surface de l’eau, les morceaux de doigts se
transforment, mais cette fois en morses, en bélugas, en narval, en léopard des
mer, bref en tout les animaux marins ; ils tournent un instant autour du bateau,
puis plongent dans l’océan !

La jeune
femme, privée de ses doigts, se noye et tombe au fond de la mer.

Et quand
elle arrive au fond de l’océan, elle se transforme, et devient ...., la mère de
tous les animaux marins.

C’est
ainsi qu’apparut le maîtresse de la mer.

Depuis ce
temps, c’est elle qui décide d’envoyer aux hommes ses animaux. C’est pour cela
qu’on l’appelle aussi : Nerrivik : le plat de viande, car c’est elle qui
pourvoit aux besoins des hommes.

Ainsi, à
chaque fois que la famine menaçait vraiment, les Inuit demandaient à leur chaman
– leur sorcier – de rendre visite à la Mère de l’Océan, afin de lui
demander de leur envoyer ses animaux pour qu’ils puissent manger à nouveau.

La
vidéo du jour




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